Pour contacter le collectif merci d'envoyer un mail à contact@collectifautisme68.fr

Ce collectif regroupe actuellement les associations suivantes domiciliées dans le 68: Amitiés Autisme, Als'Asperger, Vital Autisme, Aaron, le béABA d'une nouvelle vie.

Le collectif a pour vocation de recenser les demandes de prise en charge en ABA sur le 68, notamment sur le sud, parent pauvre du département. Le collectif œuvre actuellement avec plusieurs partenaires des secteurs sanitaire, médico-social et avec l'éducation nationale a un projet collectif, financé par la solidarité nationale, de prise en charge ABA pour les enfants avec troubles neuro-développementaux, notamment les TSA.

Votre demande de prise en charge ABA ne pourra être satisfaite dans l’immédiat, mais permettra de recenser auprès des pouvoirs publics (ARS, politiques, secteur médico-social et psychiatrique, associations d’usagers etc) la nécessité de création rapide de places orientées en analyse appliquée du comportement.
Il est extrêmement important que les parents puissent faire valoir leur envie et leur droit d’avoir accès pour leurs enfants à un projet innovant, suivant les recommandations de la HAS et de l’ANESM. Remplir ce formulaire de manière précise vous prendra tout au plus 5 mns mais fera sûrement beaucoup avancer les choses… Seuls les champs concernant l’état civil sont obligatoires.
Merci pour votre aide. Vous serez informés des réunions ouvertes aux parents autour de ce projet.

L’A.B.A. (Applied Behavioral Analysis, ou analyse appliquée du comportement) est une approche éducative créée par Ivar Lovaas aux États-Unis dans les années 1960. Elle consiste en une analyse du comportement, associée à une intervention intensive visant à obtenir la meilleure intégration dans la société par l’augmentation des comportements jugés adaptés, et la diminution des comportements jugés inadaptés.

Ci-après texte emprunté en partie à http://www.aba-france.com

Cette approche est reconnue efficace à tous les âges de la vie et dans de très nombreux domaines, aussi bien sur un plan préventif que curatif. Selon le service des départements de santé américain :

« Trente années de recherches ont montré l’efficacité des méthodes de l’analyse appliquée du comportement en réduisant les comportements inappropriés et en augmentant la communication, les apprentissages et les comportements sociaux adaptés » (traduit de Mental health : a report of the surgeon general, chapter 3 – section 6, 1999).

Son champ d’action recouvre des secteurs aussi variés que : l’éducation, les troubles du développement, la psychiatrie, les milieux professionnels, les troubles du comportement, la prévention routière, les addictions, l’autisme, l’hyperactivité, les phobies, le handicap, la dépression, la violence, la gériatrie, le domaine sécuritaire, l’aide à la parentalité, la déficience mentale, les troubles obsessionnels compulsifs, la communication, etc.

Ce que l’ABA n’est pas…

Bien sûr la structuration de l’environnement est parfois nécessaire au déroulement d’une prise en charge comportementale mais ce n’est pas une fin en soi. Progressivement, les comportements sont généralisés à des situations naturelles, rencontrées dans la vie quotidienne de l’individu.

La plupart des critiques émanent de la méconnaissance des recherches en analyse du comportement et de ses fondements théoriques.

Choix thérapeutique privilégié pour l’autisme et TED

Bien que l’analyse appliquée du comportement soit efficace dans de nombreux domaines, pathologiques ou non, elle se révèle comme le traitement de choix pour les personnes atteintes d’autisme ou présentant des troubles envahissants du développement (TED). Des études ont en effet montré qu’une récupération totale était possible sous certaines conditions. Lovaas (1987) a mené une étude auprès de 38 enfants de 2 à 4 ans dont 19 avaient été diagnostiqués autistes. Les autres forment le groupe contrôle. Ces enfants ont reçu le traitement comportemental (cf ci-dessous) à mesure de 40h par semaine pendant 3 ans. Les résultats montrent que 9 enfants (47%) réussissent leur première année scolaire ordinaire et obtiennent un QI normal, que 8 enfants (42%) réussissent leur première année dans une classe pour troubles du langage et obtiennent un QI compris entre 59 et 95, soit de la déficience légère à l’intelligence normale.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes…

Les recherches de Lovaas ont également abouti à la définition de ce que l’on appelle le traitement comportemental.

Critères du traitement

1. Utiliser des procédures de renforcement positif pour permettre le développement des comportements.
2. Evaluer les capacités et les déficits de l’enfant avant tout traitement. Les objectifs, les méthodes d’apprentissage, les séquences d’apprentissage et les renforçateurs sont adaptés aux caractéristiques et aux besoins de chaque enfant.
3. Concerner tous les domaines du développement (langage, moteur, cognitif, social, etc.). Aucun secteur de développement n’est mis de côté.
4. Utiliser l’observation directe et la mesure des performances individuelles pour déterminer les progrès qui apparaissent et ajuster les programmes d’apprentissage.
5. Prendre en compte les parents comme co-thérapeutes.
6. Etre dirigés et supervisés par des professionnels ayant un Master science en analyse du comportement.